Registres de l'Academie

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Protokoll des 2. März 1769

Du Jeudi 2 Mars (1769)
Présens:

Il a été résolu de placer dans la Sale de l’Assemblée une bonne pendule Sonnante, qui aille pendant huit jours.

Le Sécretaire a présenté un Requisitoire de S. E. M. de Münchausen, avec une Requête de l’Ex-Inspecteur Wegener, concernant la censure de sa Feuille périodique. Il sera répondu à S. E. que l’Académie n’est chargée en aucune façon des Censures.

M. de Castillon a lu l’Extrait, (dont Copie ci-jointe,) d’une Lettre de M. Tournant, concernant les lunettes achromatiques, à la perfection desquelles il travaille et dans laquelle il demande le titre d’Opticien de l’Académie: il lui a été accordé avec l’épithete d’honoraire, pour le distinguer des Artistes de Berlin, immédiatement attachés au service de l’Académie. Le Sécretaire lui délivrera acte de la présente délibération.

M. Beguelin a lu les Observations météorologiques du mois passé.

M. Lambert a lu un Essai d’Hydrométrie [Hygrométrie].

Extrait d’une lettre du SrTournant au Professeur J. de Castillon

datée de Paris le 16 Janvier 1769

Vous vous rappellez sans doute, Monsieur, que j’ai fait, pendant mon sejour à Berlin, une lunette achromatique de 5 pieds dans le dessein de la présenter à l’Académie, et de la supplier de m’accorder le simple titre de son Opticien. Je n’ai pas presenté ma lunette, parce que, comme vous savez, les mesures que vous m’avez données sur la foi d’un Grand Geometre, se sont trouvées fausses. Vous savez, aussi bien que quelques uns de vos illustres Confreres, que chacune des deux lentilles de mon objectif, employée comme objectif d’une lunette ordinaire, avec un oculaire conforme aux tables, souffroit un bon tiers d’ouverture de plus que les tables ne donnent; ce qui prouve par experience que si ma lunette n’a pas réussi, ce n’est que par les mesures, comme un de Vos celebres Academiciens l’a prouvé par le calcul. Etant sur le point de publier par souscription le dessein de la machine que j’ai inventée pour travailler les verres et les miroirs, oserois-je par votre canal supplier l’Académie de me permettre de prendre le titre de son Opticien. Je ne demanderai jamais ni pension ni gratification; cela va sans dire. Mais vous comprenez, Monsieur, combien de credit ce titre si honorable donneroit à mon projet de souscription. J’ose ajouter que mon travail ne fera pas deshonneur à l’Academie à laquelle j’offre sans interest mes très humbles services pour tout ce qu’elle pourroit demander de Paris.